Publié le 01/11/2009 à 19:14 par thetwilightzone
SERIE 1959-1963 Saison 5 épisode : «STEEL » 4 octobre 1963
« Sam Kelly » Scénario : Richard Matheson Réalisation : Don Weis
Nous sommes dans les années 70 où les matches de boxe n’ont plus rien entre humains mais entre humanoïdes. Un entraineur Steel Kelly (Lee Marvin ) et son assistant proposent « Battling Maxo” un robot B2 ressemblant à s’y méprendre à un être humain qui est présenter comme un modèle archaïque. Les ennuis techniques et la vétusté du robot confirment les regards et donneront raison aux rires des spectateurs. Devant l’impossibilité financière de réparer leur représentant les deux hommes vont trouver un palliatif, Kelly ex boxeur va prendre la place de son poulain et monter sur le ring affronter un boxeur beaucoup plus perfectionné.
Cet épisode qui se veut une dénonciation des dérives modernes guidés par l’appât du gain décrit une société humaine qui a perdu ses racines ; c’est aussi une peinture de la fin d’un monde où existe la non succession d’une génération. Lee Marvin qui allait enfin acquérir un statut de star incarne un homme déçu désappointé avec un optimisme déconcertant. Les écrits de Richard Matheson (1) n’ont rien perdu de leur actualité , ni de leur acuité sur la civilisation ;cet épisode est l’objet d’un remake avec Hugh Jackman et son scénario « Button, button » autre critique pertinente voit une nouvelle adaptation avec Cameron Diaz sous le titre de « The box ».
(1) Richard Matheson qui va signer 16 épisodes de la série est l’un des meilleurs auteurs de science fiction (1) et de polars américains des années 50-70 . Le cinéma lui assurera une notoriété notamment grâce au film de Spielberg « Duel » et dernièrement à Will Smith . Il travailla pour Corman, et Hitchcock et signa des épisodes pour « Star Strek », il eut à ce jour 100 adaptations cinématographiques.[/COLOR]
Publié le 28/10/2009 à 19:45 par thetwilightzone
SERIE 1959-1963 Saison 5 épisode :1 «In Praise of Pip» 27-9-1963
« POUR L’AMOUR DE PIP » Scénario Rod Serling : Réalisation : Joseph M. Newman
La guerre au Vietnam, dans un camp à l’antenne hospitalière est amenée le corps mourant d’un jeune homme Pip Philipps (Jack Klugman ). La seconde scène montre le père Max Philipps ( ) un bookmaker minable se réveillant en nage suite à un cauchemar ; l’homme est joueur et alcoolique mais possède un grand cœur. Effectivement il rend 300 dollars à un joueur malchanceux et devant le télégramme de l’armée spécifiant l’état inquiétant de son fils l’homme va prendre fait et cause pour un jeune homme qui lui rappelle le sien. Cette prise de position va mal se terminer il sortira blessé et partira errant vers une fête foraine où il revit par l’apparition de son fils enfant (Bill Mumy ) des années heureuses avec lui.
Belle histoire où il est question du rôle du père, de rédemption et de sacrifice et où l’amour filial est un déclencheur et un sauveur de vies. Jack Klugman apparait ici dans un rôle complexe à nouveau pour la quatrième fois , il donne à cette histoire sans grand suspense une intensité forte que viennent appuyer des décors sombres , des atmosphères nocturnes inquiétantes et un sujet noir signé de l’inépuisable Rod Serling dans une mise en scène soutenue du méconnu Joseph M. Newman responsable de films fantastiques dans les années 50-60 dont le fameux « Les survivants de l’infini » et de petits westerns prenants ( Fort apache)
Publié le 27/10/2009 à 22:45 par thetwilightzone
LA SAISON V ( dernière saison ) SORT BIENTOT EN DVD
Publié le 27/10/2009 à 22:27 par thetwilightzone

épisode : II- 29 « The Obsolete Man » 2 juin 1961
“l’homme obsolete ” Scénario Rod Serling --Réalisation Elliot Silverstein
Nous sommes dans une société futuriste où des dirigeants jugent des hommes les accusant d »’obsolescent ». Un condamne va subir les mêmes griefs il se nomme Romney Wordsworth (Burgess Meredith ) il est bibliothécaire (son nom peut se traduire par le monde des mots) de son état et il prône l’importance de la littérature. Mais les accusateurs récusent cette passion, pour eux tous les livres sont à proscrire d’autant plus qu’ils reconnaissent l’existence de Dieu, mais les requérants ont proclamé l’athéisme comme religion d’état. Devant ce rebelle les juges votent la peine de mort pour lui, le condamné choisit sa fin de vie, la souhaite télévisée et invite le procureur (Fritz Weaver ) à lui rendre visite 1 heure avant sa condamnation qui sera aussi celle de son tortionnaire durant ce face à face.
C’st une peinture des sociétés totalitaires que nous propose Rod Serling dans cette histoire qui n’est pas sans rappeler Bradbury pour les livres (Fahrenheit 451 ) et Orwell pour le régime extrémiste. La mise en scène et l’interprétation apportent énormément à cette narration ; la première est signée Elliot Silverstein qui instaure des décors nus, des immenses pièces les scènes de procès où on peut sentir l’influence de Welles (Le procès) et par le jeu de deux habitués de la série Fritz Weaver dans un rôle de chancelier dominateur, sur de lui mis soudainement dans le doute et la contradiction et surtout Burgess Meredith époustouflant , toujours grand acteur et qui porte l’histoire, il est à nouveau extraordinaire dans ce rôle d’homme cultivé en révolte contre cette société accusatrice qu’il ridiculisera avant de s’estomper.
Cette parabole qui nous rappelle des sociétés du passé ( Hitler et Staline sont cités ) dictatoriales et dominatrices reste un aveu de son créateur qui désire rester un esprit libre, contradictoire, qui refuse de rentrer dans aucun moule fusse t-il de son pays. Une conclusion enchanteresse qui hausse cette série au rang des grandes réalisations télévisuelles des années 60 et qui conclut cette saison de façon magistrale.
Publié le 26/10/2009 à 20:31 par thetwilightzone
épisode : II- 28 « Will the Real Martian Please Stand Up» 26 May 1961
“ Y-a-t-il un martien dans la salle ” Scénario Rod Serling --Réalisation Montgomery Pittman
Deux policiers (John Archer et Morgan Jones ) viennent enquêter dans une région neigeuse de l’apparition d’un ovni, ils retrouvent des traces de pas qui les amènent vers une auberge en bord de route .Ils s’y rendent pour tenter d’identifier un martien parmi les 7 passagers d’un bus dont le chauffeur n’en reconnait que six. Parmi les clients se trouvent un râleur (John Hoyt) , un vieil homme blagueur (Jack Elam ) , deux couples de générations différentes, une belle femme sexy et le chauffeur. Des phénomènes étranges se produisent confirmant l’existence d’un être venu d’ailleurs et entrainant une angoisse collective.
Les passagers soupçonneux vont néanmoins reprendre la route la neige cessant de tomber, mais le pont que leur autocar traverse cède entrainant la mort de six d’entre eux. Le survivant un martien se dirige vers le bar où il explicitera son acte et le but de sa visite sur terre ; la réponse que lui fera le barman (Barney Phillips) ne l’enchantera guère.
Une histoire avec une interprétation convaincante notamment de John Hoyt en homme vindicatif, rouspétant à tout vent et sans humour face à un Jack Elam ( le méchant dans plus de 100 westerns) époustouflant et désopilant qui vient brouiller les pistes par son approche facétieuse et moqueuse.
Rod Serling s’amuse à pondre une histoire fantastique avec un coup de théâtre édifiant digne des auteurs de Science Fiction des années 50 ; d’ailleurs un des personnages cite Ray Bradbury en forme de Clins d’œil lui qui publia « Les chroniques martiennes » replaçant l’épisode dans une dimension et une subjectivation originales.
Publié le 24/10/2009 à 22:05 par thetwilightzone
épisode : II- 27 « The Mind and the Matter» 12 mai 1961
“L’esprit et la matière » Scénario Rod Serling --Réalisation Buzz Kulik
Un train bombé, un ascenseur surchargé tel est le parcours de Archibald Beechcroft ( ) un bureaucrate las ce stress quotidien que viendra augmenter la venue d’un garçon maladroit Henrik ( ) qui renverse du café sur son costume. Beechcroft craque il n’en peut plus d’être balloté, malmené et bousculé il rêve de repos et de silence. Henrik va accéder à ses désirs en lui offrant un livre “L’esprit et la matière » où il est spécifier que le premier commande le second. Effectivement un soir Archibald las d’entendre vitupérer sa logeuse venue réclamer son dû, rêve de s’en débarrasser ; et par simple pensée arrive à concrétiser sa demande. Dès lors il va réitérer son expérience faisant fuir son entourage social, intime et professionnel. Non satisfait de cet isolement il fait réapparaitre ces derniers avec un visage commun : le sien.
Qui n’a pas pensé un jour voir disparaitre tout autour de lui et vivre dans un calme absolu mais la solitude a un prix : l’ennui. Sur ce canevas Rod Serling brode une histoire amusante, pertinente où il s’interroge sur la puissance – certes limitée- de l’être sur la matière, sur la matérialisation du premier où l’impossibilité de concrétiser tous les rêves. Un épisode plus intellectuel que les autres et non moins pertinent, ni interrogatif.
Publié le 23/10/2009 à 19:05 par thetwilightzone

épisode : II- 26 « Shadow Play» 5 mai 1961
“Peine capitale” Scénario Charles Beaumont --Réalisation John Brahm
Nous sommes dans un prétoire où se déroule un procès, le juge demande la sentence au jury et ordonne à l’accusé Adam Grant de se lever pour s’entendre prononcer la peine capitale. Le condamné est ailleurs écoute d’une oreille discrète la peine rentre dans une colère bruyante précédé d’un rire sardonique. Il interpelle les uns et les autres leur spécifiant qu’ils n’existent point, qu’il « n’en peux plus de mourir » et qu’ils sont les acteurs d’un cauchemar récurrent et d’une mascarade répétitive . Adam arrive même à convaincre son avocat de la véracité ses dires qui font rire tout son entourage et celui-ci tente de stopper cette condamnation par électrocution. Rien n’y fera tout aura lieu sous le regard désespéré d’Adam las de la répétition de ses faits dont il connait les répliques mieux que quiconque.
Un des épisodes signés du talentueux Charles Beaumont un des grands spécialistes des histoires fantastiques des années 50 et qui mourut prématurément à 38 ans après avoir adapté Edgar Poe pour Roger Corman (1) pour qui il donnera des œuvres pertinentes ( 2) et après moult romans et une grande participation scénaristique à cette mémorable série. (3). L’homme par ses histoires complexes traumatisantes dévoilent l’être perturbé, angoissé voire traumatisé comme ses personnages, il est un des rares à insuffler le sentiment de terreur dans ses nouvelles comme dans le fameux épisode « L’homme qui hurle (Saison II -5). Il est aidé en cela par le réalisateur méconnu et oublié John Brahm qui donna dans les années 40 les plus mémorables films terrifiants : The Lodger et Hangover Square . Tous deux font de cet épisode une perle qu’un remake en 1986 « Jeux d’ombre » ne viendra pas détrôner
(1) dont le superbe « Le masque de la mort rouge » avec Vincent Price et « L’enterré vivant »
(2) l’inquiétant pamphlet anti raciste « THE INTRUDER »
(3) 22 épisodes dont « Longue vie Walter Jameson – La nouvelle exposition (Saison IV-13) la poursuite du rêve (Saison I-9)
Publié le 20/10/2009 à 21:00 par thetwilightzone
épisode : II- 25 « The Silence» 28 avril 1961
Le silence est d’argent” Scénario Rod Serling --Réalisation Boris Sagal
Dans un club huppé, de riches personnes oisives discutent, notamment Jamie Tennyson,( Liam Sullivan ) une personne huppée à la faconde productive, bruyante et au verbe haut. Ce vacarme incommode Le colonel Archie Taylor, (Franchot Tone ) un membre riche du groupe qui propose un étrange pari à l’invétéré Jamie pour ne plus l’entendre : celui de se taire une année durant en restant confiné dans une pièce de leur club. Effectivement Archie va proposer un demi million de dollars à ce membre à la logorrhée puissante, non sans avoir vu son avocat auparavant pour confirmer la légitimité de ce pari audacieux. Jamie Tennyson prend cela pour une plaisanterie, pour un défi insensé au début puis accepte de le relever. La concurrence entre les deux
hommes dont l’un fait tout pour stopper le pari et même pour le gagner et de ne point cette somme astronomique.
Rod Serling montre les hommes dans leur fierté et dans leurs suffisances, dans leur mesquinerie et dans leur haine ; la diatribe que lance le colonel Archie Taylor envers son adversaire est d’un racisme grave et d’un propos déraisonné ; car c’est bien la raison qui est jugée ici dans tout ce qu’elle a d’amovible et de démesurée. L’épisode reste d’une force narrative puissante qu’appuient les deux comédiens Franchot Tone et Liam Sullivan. Le premier est une star des années 30 -50 qui un des « 3 lanciers du Bengale » face à Gary Cooper et un du trio des « 3 camarades » de Frank Borzage ; son voisin fut un des seconds rôles des séries télé des années 50-60. Un épisode pour clore captivant prenant et peu bavard.
Publié le 18/10/2009 à 20:12 par thetwilightzone
épisode : II- 24 «The Rip Van Winkle Caper » 21 Avril 1961
“Rendez vous dans un siècle ” Scénario Rod Serling --Réalisation : Jus Addiss
4 malfaiteurs qui viennent d’arrêter un train et en dérober des lingots d’or décident de suivre le plan ingénieux de l’un d’entre eux le professeur d’université et docteur en chimie Farewell (Oscar Beregi Jr. ) qui décide de plonger ses acolytes - Brooks (Lew Gallo) un spécialiste en armes à feux , Erbie (John Mitchum ) un ingénieur en mécanique et le teigneux expert en explosif De Cruz (Simon Oakland) – dans un sommeil séculaire en vue de profiter en toute tranquillité à leur argent. 100 ans plus tard l’opération a presque que réussie puisque l’un y laisse sa vie et le soupçonneux De Cruz devient virulent , querelleur et violent utilisant même le chantage. Ce trio va s’entredéchirer sans deviner pour autant le nouveau monde qui les attend et qui va par son évolution contredire leur vie.
Outre la leçon de morale classique et nécessaire : bien mal acquis ne profite jamais, l’histoire montre que les technologies changent, que les hommes demeurent égaux à eux même avec leurs frustrations et leurs ambitions.Nous reconnaissons outre le talent de Rod Serling , sa thématique et son traitement des scénarios : concision et pertinence . Les acteurs sont tous convaincants Oscar Beregi Jr. Et Simon Oakland firent les beaux jours des séries télé et du cinéma B , John Mitchum est le frère du grand Robert Mitchum et Lew Gallo) est aussi un acteur de seconds rôles et un producteur télé.
Publié le 14/10/2009 à 19:09 par thetwilightzone
épisode : II- 23 « A 100 Yards over the Rim» 7 Avril 1961
“Au bord du gouffre ” Scénario Rod Serling --Réalisation Buzz Kulik
Nous sommes dans le nouveau Mexique dans l’an 1847, un convoi composé de deux familles et trois chariots sillonnent l’Ouest américain, le chef est Christian Horn (Cliff Robertson ) qui s’inquiète avec son épouse de l’état fiévreux de leur fils qui subit et survit avec grande difficulté à son onzième jour de fièvre. Le leader décide de partir à l’avant parmi le désert qu’il traverse pour trouver une aide.
Le voilà traversant des tonnes de dunes pour arriver dans une contrée moderne après avoir été trébuché pour éviter par « un monstre » -en fait un camion – et s’être blessé légèrement au bras. Il est chaleureusement accueilli par un couple sympathique et compatissant qui le soigne et lui fournit de la pénicilline et stupéfait découvre qu’il est en 1961. Comprenant l’importance de cette médecine l’homme décide de retourner vers les siens d’autant plus que dans une encyclopédie il va apprendre une petite chose sur son destin. Mais le docteur qui l’a soigné prévient les forces de l’ordre du comportement anormal de son malade.
Rod Serling soigné à nouveau un épisode qui traite du voyage dans le temps, d’un homme qui se sait possesseur d’un destin qui va changer celui des autres. Saluons la performance de cet acteur Cliff Robertson qui oibtint un oscar pour Charly et fut l’oncle de Spiderman dans la version de Sam Raimi , il est ici imposant et crédible en chef de troupe qui doute , cherche à comprendre l’inattendu et ayant renforcé sa foi repart de plus belle